samedi 16 mars 2019

Le paradoxe de la taxe carbone


L’application en pratique de la taxe carbone, idéale en théorie, soulève des difficultés qui montrent l’importance de disposer d’alternatives bas-carbone mobilisables pour les acteurs, sans quoi une hausse du prix du carbone aura pour conséquence une réduction du bien-être, en particulier pour les ménages les plus contraints. 
Dans la théorie, ce type de taxe provoque ce qu'on appelle "l’élasticité-prix" : en possession de toutes les informations nécessaires, un agent économique rationnel choisirait l'option la plus efficace pour satisfaire ses besoins. En l’occurrence, face au renchérissement du coût des combustibles fossiles, nous devrions privilégier des modes de transports alternatifs, plus doux, plus sobres, plus collectifs. Or, dans le monde réel, "l'élasticité prix", ou la capacité de changer ses habitudes, c'est plus compliqué.  D'abord par ce que tout le monde ne dispose pas de toutes les informations nécessaires : notamment la possibilité de recourir à des primes, ou au chèque énergie dans ce cas précis. 

4 priorités devraient guider l’action des pouvoirs publics pendant cette pause : (1) renforcer les capacités de changement en finançant la transition ; (2) préserver le budget des ménages en leur versant une « prime de transition écologique » annuelle ; (3) rééquilibrer la contribution de tous les secteurs à la transition ; (4) donner des perspectives claires d’évolution des secteurs pour atteindre la neutralité carbone.
Rapport de l'IDDRI, Propositions, mars 2019

QUESTION : Pourquoi l'application de la taxe carbone est-elle difficile ?

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