jeudi 27 septembre 2018

L'emploi ne disparaît pas, il se polarise

Fondé sur une enquête menée auprès de grandes entreprises souvent multinationales, un rapport du World Economic Forum estime que « 75 millions d'emplois pourraient être déplacés par un changement de la division du travail entre hommes et machines, tandis que 133 millions de nouveaux postes pourraient émerger, plus adaptés à la nouvelle répartition du travail entre êtres humains, machines et algorithmes ». Si ce n'est qu'un ordre de grandeur, le message est néanmoins essentiel. Comme au cours des siècles précédents,  le changement pourrait finalement créer davantage d'emplois qu'il n'en détruira.
Mais ce rééquilibrage va se traduire par un plus grand nombre d'heures de travail assurées par les machines : la part effectuée par les humains devrait passer de 71 % aujourd'hui à 48 % en 2025, avec une instabilité croissante des compétences. Car il y a une certitude dans cette histoire : les emplois de demain ne seront pas ceux d'hier. Selon le rapport du WEF, qui ne fait pas preuve en la matière d'une grande originalité, il faudra de plus en plus d'experts en mégadonnées (« data scientists »), de spécialistes en intelligence artificielle, de professionnels du marketing, et de moins en moins d'opérateurs de saisie, de comptables, de secrétaires.
Jean-Marc VITTORI, Les Echos, 25 septembre 2018
QUESTION : Quel est le mécanisme économique explicité par ces études ?

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