mercredi 27 juin 2018

Le business model des cartes Panini

Ce n'est pas un hasard si Giuseppe et Benito Panini, qui l'ont inventé il y a plus d'un demi-siècle, étaient marchands de journaux : ils savaient bien l'efficacité d'un prix unitaire bas. Aujourd'hui encore, on rentre dans la boucle par une pochette de cinq cartes qui vaut moins d'un euro. Mais une fois entré, l'addition monte vite. La collection complète revient à près de 150 euros, ce qui va largement au-delà de l'argent de poche.

Deux mathématiciens de l'université de Genève, Sylvain Sardy et Yvan Velenik, ont calculé qu'il faudrait acheter... près d'un millier de pochettes pour espérer terminer un album. D'où l'apparition de l'échange pour limiter les coûts. Dans une cour de récréation, l'échange engage tout au plus quelques dizaines de personnes. Mais à l'ère d'Internet, la donne change radicalement. Des dizaines de sites organisent des trocs d'autocollants Panini. L'échange prend une autre dimension.
Jean-Marc VITTORI, Les Echos, 26 juin 2018

QUESTION : Quel est l'effet des réseaux sociaux sur le marché des cartes Panini ?

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